Une traite négrière contemporaine

Publié le 1 mars 2022, dans Revue de presse

Dans les années 1960, en France, existait encore une forme d’exploitation proche de l’esclavage. De jeunes femmes quittaient leurs Antilles natales pour être engagées en tant que «bonnes à tout faire». Elles constituaient ainsi une main-d’oeuvre taillable et corvéable à merci au profit de familles aisées. À travers ses lettres, Françoise Ega, qui a vécu volontairement cette expérience, se raconte et nous raconte, avec un réalisme saisissant, souvent animé de colère, le quotidien de ces femmes de ménage noires. Son «refus de l’aliénation» nous ouvre les yeux sur ce qui se passe peut-être encore près de chez nous.

Betty Achard et Caroline Fortin, Le Bel Âge, mars 2022, p. 83.