Au Canada et ailleurs, l’école est-elle devenue intolérante?
Des propos misogynes prononcés en classe, des graffitis sexistes, transphobes ou homophobes dans les couloirs. Les comportements et gestes intolérants sont de plus en plus fréquents chez les élèves.
Dans un contexte de montée en puissance des mouvements masculinistes à l’échelle mondiale, l’école n’est pas un sanctuaire pour les minorités de genre et n’épargne pas le Canada. De l’autre côté de la frontière, aux États-Unis, les mouvements dits anti-genre, portés par le président Donald Trump, ciblent de plus en plus les programmes d’éducation. Des livres sont écartés et les drapeaux arc-en-ciel sont interdits. L’État de Floride a ainsi fait passer une loi interdisant les discussions en classe sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, de la maternelle au lycée.
En France, c’est le programme EVARS (Éducation à la Vie Affective, Relationnelle et à la Sexualité), au collège et au lycée, qui cristallise les tensions.
Face à cette hausse des propos et comportements misogynes, homophobes et transphobes de la part des élèves, quels rôles pour les enseignants ? Comment faire revenir la tolérance dans les salles de classe ?
Avec :
• Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal. Spécialiste des mouvements sociaux. Auteur de L’école, champ de bataille – Misogynie, homophobie, transphobie (Lux, 2026)
8 milliards de voisins, RFI, 7 octobre 3026.
Photo: Alora Griffithssur Unsplash
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