Vidangeur, un métier dans l’antre de nos déchets
Vidangeurs, éboueurs, collecteurs de déchets… Des noms différents mais une même fonction : ramasser les ordures ménagères. Des déchets du quotidiens, des choses dont on ne veut plus, que nous sommes ravis de leur déléguer sans forcément trop se soucier de ce qui leur arrive. Dans des pays où le service de ramassage est assuré, il est facile d’oublier ce qu’on met dans nos poubelles à moins justement qu’une grève des éboueurs pointe son nez.
Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse chaud ou glacial, ils assurent la propreté pour nous débarrasser du sale. Ils sont les témoins de nos erreurs de tri, de nos incivilités, de ce qui pourra être récupéré ou recyclé, et de ce qui finira enfoui ou incinéré. Surtout, les vidangeurs sont aux premières loges de nos sociétés de consommation. En 2050, la production de déchets courants devrait atteindre 3,8 milliards de tonnes par an au niveau mondial. Le métier a donc de beaux jours devant lui mais dans quelles conditions ? Quelle est la réalité quotidienne des vidangeurs ? Comment perçoivent-ils cette époque où l’on semble produire toujours plus d’ordures ?
Avec :
• Simon Paré-Poupart, vidangeur depuis une vingtaine d’années dans la grande région de Montréal, au Québec. Auteur de Ordures ! Journal d’un vidangeur (Lux Editeurs, 2026).
8 milliards de voisins, RFI, 7 mai 2026.
Photo: zibik
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