Description
Comment vivons-nous dans le vaste territoire qu’est le Québec? La liberté qu’évoquent les majestueux paysages est-elle une illusion? Dans quelle mesure y avons-nous accès? Dans les villes et dans les zones moins densément peuplées, peut-on se déplacer facilement et en toute sécurité? L’endroit où nous résidons est-il véritablement «chez nous»?
Ce troisième tome de Dépossession continue de s’attaquer à la négation des formes collectives d’action au profit de l’accumulation du capital, en traitant cette fois de l’aspect politique de notre rapport à l’espace. Du verrouillage des terres publiques, qui nourrissent pourtant notre imaginaire, à l’évolution paradoxale des réserves autochtones; de la financiarisation du logement à l’assujettissement du territoire à l’automobile, à bien des égards, nous sommes encore des colons qui occupent un pays sans véritablement l’habiter. Notre dépossession n’a cependant rien d’une fatalité. Un autre Québec, fondé sur des rapports territoriaux émancipateurs, est possible.