Bouteille, politique et critique sociale

Publié le 9 avril 2022, dans Revue de presse

L’ouvrier avec son kil de mauvais pif dans la poche serait-il un ivrogne congénital quand le littérateur bien né tenant salon avec sa coupe de champagne à la main serait un esthète des plaisirs à la française? C’est un peu le point de départ de l’interrogation que pose l’historien, journaliste et vigneron naturel du côté de Rasteau, Mathieu Léonard dans son dernier livre, L’ivresse des Communards. Plus précisément, comment les purs Versaillais, mais aussi un panel bien plus large d’intellectuels effrayés par la déferlante libertaire de la Commune de Paris, en 1871, n’eurent de cesse de décrire les révoltés comme une masse avinée, indistincte, à la pensée obscurcie par l’eau-de-vie et le vin. Documenté, précis et résolument peu versaillais…

La Provence, 9 avril 2022, p. 37.