Black Blocs: qui sont ces militants masqués et habillés en noir?
À l’approche du G7, les autorités redoutent leur présence lors des manifestations prévues à Genève. Qui sont ces activistes qui cultivent l’action musclée et le secret?
Cagoules noires, vitrines brisées et slogans anticapitalistes. À l’approche du G7 – et des manifestations prévues ce week-end – Genève redoute l’arrivée des Black Blocs, ces groupes de militants radicaux dont la simple évocation suffit à inquiéter autorités, commerçants et policiers, relate «Le Temps».
«Depuis 30 ans que je m’intéresse aux Black Blocs, aucune mort ne peut leur être imputée, ce qui n’est pas le cas de la police»
Souvent réduits à l’image de simples casseurs, les Black Blocs revendiquent pourtant une action politique. Leurs cibles ne sont pas choisies au hasard, relate Francis Dupuis-Déri, spécialiste du phénomène: banques, enseignes de luxe, multinationales figurent généralement en tête de liste. Pour eux, briser une vitrine ou dégrader une façade constitue une manière de dénoncer un système qu’ils jugent injuste. «Depuis 30 ans que je m’intéresse aux Black Blocs en Europe, mais aussi au Brésil ou au Mexique, aucune mort ne peut leur être imputée, ce qui n’est pas le cas de la police», ajoute le politologue canadien.
Les Black Blocs divisent jusque dans la gauche
Sans structure officielle ni chef désigné, le mouvement continue de diviser jusque dans les rangs de la gauche. Pour ses détracteurs, il détourne l’attention des revendications. Pour ses partisans, il permet au contraire de les rendre visibles.
Eva Lomardo, 20 Minutes, 14 juin 2026.
Photo: Rahel Zuber / Tamedia
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