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Louis-Joseph Papineau
Histoire de la résistance du Canada au gouvernement anglais
Texte intégral. Présentation, notes et chronologie par Georges Aubin.
L’historien des Canadas ne peut pas tout dire pendant l’occupation militaire de ces provinces, pillées, incendiées et décimées. Car le pouvoir s’y est livré à de telles orgies qu’il y est ivre. Dites-lui ses crimes: loin d’en sortir, il s’y plonge, et ne surnage que pour passer bientôt de la torpeur à la fureur de l’ivresse, que pour faire tomber ses coups redoublés sur le pays, où il hait partout, et partout est haï.
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Parution : 01/05/2001
ISBN : 2-922494-52-7 90 pages 10,5 x 18 cm 7.55 $ |
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Par ce texte, Papineau souhaite non seulement réfuter les griefs de lord Durham contre le Canada, mais aussi expliquer les causes et les raisons ayant mené aux troubles politiques qui agitent alors son pays. Accusant le gouvernement anglais d’avoir « commencé la guerre civile contre les populations qui ne l’avaient pas provoquée, [...] qui ne la voulaient pas au moment où elle a éclaté », Papineau entreprend de démontrer que l’insurrection qui vient de se produire au Bas-Canada n’a été que la conséquence prévisible d’une série de provocations et de promesses non tenues de l’Angleterre à l’endroit de ses colonies. Les « assassinats juridiques » des douze patriotes récemment pendus à Montréal sont d’ailleurs là pour montrer que les Canadiens n’ont décidément aucune justice à espérer d’une monarchie dont les lois, écrit-il, « sont écrites avec du sang ». Prenant exemple sur les « bons, sages et heureux voisins, les Américains indépendants », Papineau insiste sur le fait qu’il ne saurait y avoir d’avenir pour le Canada qu’une fois libéré de l’humiliante condition de servage dans laquelle le contraint l’Empire britannique. Comme le précise Georges Aubin, qui signe la présentation de cette édition, ce court pamphlet est le seul écrit historique qu’ait jamais publié Louis-Joseph Papineau pendant sa carrière. Le grand orateur s’y révèle dans toute sa verve alors que le chef patriote donne une mesure de la grandeur de ses rêves. Joël Castonguay-Bélanger
Cap-aux-Diamants,
automne 2003
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