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Gaétan Breton
La dette : règlement de comptes
Préface de Raymond Favreau
Il en est des questions politiques comme de la publicité : le mensonge et la simplification à outrance suffisent souvent à emporter l’adhésion du public. C’est au contraire appuyé sur une méthode rigoureuse que cet ouvrage trouve des explications solides, à la lumière desquelles la prise de décision collective peut s’opérer en connaissance des causes et de leurs conséquences. On trouvera dans ces pages des réponses qui se veulent documentées, techniques et comptables, à la question de « la dette » au Québec et au Canada. C’est en ne perdant pas de vue le bien commun que l’auteur entreprend ici de fournir au lecteur des informations et des outils pour répondre au discours dominant qui évacue sans cesse le social, comme si l’industrie du chiffre devait se suffire à elle-même. « Gaétan Breton décortique dans cet ouvrage la dette publique de l’État québécois et passe ses composantes à la loupe. Il récuse avec raison la théorie du conflit entre générations que l’establishment substitue au conflit de classes. L’auteur indique bien à qui profite le projet du remboursement tous azimuts : au secteur privé, avide de mettre la main sur les profits qui résultent des privatisations. » Télécharger l’entrevue de Gaétan Breton à l’émission Musironie du 25 mai 2007, sur les ondes de CIBL 101,5 FM (mp3, 17,1 Mo). Télécharger l’émission spéciale Zone de résistance, avec Gaétan Breton, sur les ondes de CISM 89,3 FM (mp3, 13,2 Mo – ogg, 34,1 Mo). Téléchargez l’entretient de David Murray avec Gaétan Breton, à l’émission Les rejetons de Gérard Lambert, sur les ondes de CISM 89,3 FM (mp3, 32,6 Mo – ogg, 20,7 Mo). Écoutez l’entrevue de Guillaume Lamy avec Gaétan Breton, à l’émission Les Publications universitaires, sur les ondes de CHOQ FM. Gaétan Breton enseigne les sciences comptables à l’UQAM. Collaborateur de la revue À bâbord !, il s’implique dans les luttes écologistes et sociales et participe activement aux débats qui entourent nos choix de société. Chez Lux Éditeur, il est également l’auteur de Faire payer les pauvres et de Tout doit disparaître.
Bonnes feuilles (format pdf) 612 Ko
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Parution : 12/04/2007
ISBN : 978-2-89596-049-2 128 pages 14 x 21 cm 14.20 $ |
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David Murray
Le Libraire,
septembre 2007
La dette : règlement de comptes
Un petit livre complexe, mais ô combien rassurant ! Enfin quelqu’un qui parle de chiffres et dont on n’a pas l’impression qu’il nous prend pour des valises. Gaétan Breton enseigne les sciences comptables à l’UQAM et il nous démontre, de manière précise et rigoureuse, les différentes manières de comprendre la dette nationale, et ce, sans sombrer dans le délire moralisateur habituel des bonzes de droite, des ministres des Finances et autres anciens premiers ministres qui, une fois le déficit éliminé, ont décidé de s’attaquer à la dette pour justifier la réduction des mesures sociales. « La dette n’est ni un problème ni une solution. Elle demeure un instrument dont les États peuvent se servir pour aider au développement humain de leur société (augmenter le niveau d’éducation et de santé des citoyens pour leur permettre d’assumer pleinement leur rôle dans la société), ce qui devrait être leur premier et unique but. [...] Plusieurs États ont des dettes supérieures à celle du Québec, quelques-uns en ont une inférieure. Quel est le niveau optimal de la dette ? Personne ne sait répondre à cette question et aucun de ceux ayant fustigé le niveau de la dette québécoise n’a d’ailleurs proposé la moindre question. [...] Pour toutes ces raisons, on ne peut prétendre, avec les porte-parole de la droite tels les lucides, que la dette est une catastrophe. Elle devient un instrument dangereux lorsqu’elle quitte les mains des citoyens pour être concentrée entre celle des financiers, comme c’est le cas pour la dette du tiers monde. » Michel Vézina
Ici,
14 juin 2007
Êtes-vous économiquement responsable ?
[...] Que faire de la dette nationale ? À droite et au centre, chez ceux qui s’autoproclament « lucides », le discours de la responsabilité économique prend une autre forme, c’est-à-dire celle de l’appel à un remboursement de la dette nationale. Avoir une dette, individuellement ou collectivement, n’est, en effet, jamais réjouissant. Encore faut-il, quand on se penche sur la question, savoir à quoi l’argent ainsi dépensé a servi et évaluer les bénéfices et les inconvénients des divers types de gestion de cette dette. Dans la foulée du récent essai de l’économiste Louis Gill intitulé Rembourser la dette publique : la pire des hypothèses (chaire d’études socio-économiques de l’UQAM, 2006), le comptable et militant de gauche Gaétan Breton signe La Dette : règlement de comptes, un essai qui dénonce « la vaste entreprise d’intimidation » menée par les lucides et consorts. Selon Breton, ce discours selon lequel il faudrait rembourser de toute urgence la dette du Québec pour éviter la faillite à moyen terme et ne pas créer d’iniquité intergénérationnelle est « une nouvelle version du coup de la Brinks » et relève du « terrorisme économique et intellectuel ». Il ne viserait, en fait, qu’à justifier « la diminution des services sociaux et la privatisation de ceux qui resteront ». Fort en chiffres, le comptable montre que la dette québécoise, comparée à celle d’États semblables, n’est pas catastrophique, est peu dépendante des marchés étrangers, ne tient pas compte de certains actifs (la forêt, par exemple) fort appréciables et diminue sans cesse en proportion du PIB dans la mesure où le déficit est contrôlé. Il qualifie le Fonds des générations d’« aberration totale », notamment parce qu’il refuse d’imposer des redevances aux embouteilleurs d’eau commerciaux. Il rappelle aussi que les baby-boomers, dans le dossier de la dette, ne doivent pas être montrés du doigt parce qu’ils « ont, en grande partie, financé la construction du Québec moderne ». Aux obsédés de la création de richesse à tout prix, il fait remarquer que « la qualité de vie [...] semble davantage liée à la dépense publique par habitant qu’au PIB par habitant ». Au passage, il indique que le fédéral rembourse sa dette sur le dos des provinces, et il décortique et dénonce le scandale de la dette du Tiers-Monde. Breton nous dit, tout compte fait, que la responsabilité simpliste des soi-disant lucides est irresponsable. Louis Cornellier
Le Devoir,
12 et 13 mai 2007
La dette du Québec passée au crible
Gaétan Breton nage dans les équations comptables comme un poisson dans l’eau. Et plus encore il se spécialise dans nos finances publiques. Il enseigne les sciences comptables à l’UQAM. Il est choqué de voir les clichés qui s’accumulent et qui relèvent de l’endoctrinement plus que de l’esprit pragmatique dès que vient le moment d’interpréter la dette du Québec. En bout de piste ce discours alarmiste n’a pour but que de pousser à la privatisation des services, au grand bonheur du capitalisme avide de nouveaux profits. L’homme de chiffres a vraiment fait un travail de moine pour passer en revue nos finances publiques et leur donner un nouvel éclairage.
Daniel Rolland
Culturehebdo.com,
avril 2007
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